NeoBusiness en Nouvelle-Aquitaine


NEOBUSINESS, 1ER ÉVÉNEMENT BUSINESS ET DURABLE EN NOUVELLE-AQUITAINE 

Néobusiness en Nouvelle-Aquitaine, porté par ADI Nouvelle-Aquitaine depuis 2019, est le premier salon d’affaires durable de Nouvelle-Aquitaine. Il combine deux temps forts : une demi-journée de conférences Néotopies autour d’experts et une journée consacrée à des rendez-vous d’affaire entre acheteurs et fournisseurs locaux. Cette 4e édition se sera distinguée par un fil rouge consacré au design de la sobriété, levier puissant vers une économie durable, performante et pérenne. Trois nouveaux partenaires se sont joints aux soutiens et piliers-fondateurs de l’événement, Bpifrance Nouvelle-Aquitaine, l’association Water Family et WeDemain, une revue pour changer d’époque.

RETOUR SUR L'EDITION 2023

Tendances 

Un panorama des grands enjeux d’avenir à 2030 et des initiatives locales qui font de la Nouvelle-Aquitaine la 1re région écoresponsable de France : décarbonation, stratégie de la performance, sens et qualité de vie au travail, avancées RSE, innovations industrielles et plus encore.
Synergie

Le rassemblement de la force de frappe néo-aquitaine face au défi du développement durable et la cartographie des compétences en région : entreprises innovantes, associations, clusters, opérateurs publics, etc.

Business

Du réseautage instantané et des opportunités de leads qualifiés dans un espace dédié entre acheteurs (sur stands) et fournisseurs locaux. En formule inversée, qui a prouvé son efficacité, sur rendez-vous ou au pied levé.  

Un événement ADIorganisé grâce au soutien de partenaires historiques et à leur intelligence collective

  • Région Nouvelle-Aquitaine 
  • Club des ETI. Pionner en France, fondé en 2013, il réunit +120 ETI néo-aquitaines cumulant +17Mds€ de CA et 80 000 emplois sur le territoire.
  • Ademe Nouvelle-Aquitaine
  • Conseil national des achats (CNA) : l’association de référence des acheteurs publics et privés.
  • Ademe Nouvelle-Aquitaine
  • 3AR : le réseau des acheteurs publics responsables de Nouvelle-Aquitaine.
  • Bpifrance, Water Family et WeDemain en 2023. 

NéoBusiness en Nouvelle-Aquitaine est l’occasion d’écouter et d’échanger avec toutes celles et ceux qui œuvrent au design de la sobriété. Tendances, états des lieux, retours d’expériences pionnières entre valeurs, convictions et partis-pris stratégiques, ADI Nouvelle-Aquitaine souhaitait rebondir sur une grande diversité de sujets d’actualité. Les 5 conférences Néotopies et 3 pitch en aparté ont réuni en 2023 plus de 300 spectateurs et 25 orateurs captivants.

5 CONFÉRENCES NÉOTOPIES 

TRANSITION ENERGÉTIQUE

Avec Julien Jimenez (région Nouvelle-Aquitaine), Mathieu Anglade (Ademe), Anne-Florence Castaing (Regaz), Emmanuel Nunes et Loïc Bastien (Vinci Facilities et Crédit Agricole) 

140 millions de tonnes de CO2 à éliminer d’ici 2030 : il faut accélérer en s’appuyant sur le chemin parcouru. 

Que de concret ! Tous les indicateurs régionaux le révèlent : à la faveur des crises enchaînées depuis 2020, la transition concerne toutes les entreprises et non plus les seuls gros consommateurs d’énergie. Prise de conscience qui a cheminé de la performance vers la décarbonation. Une autre tendance s’installe : les territoires et les entreprises embrassent ensemble le sujet, fusionnant leur vision d’avenir et leur stratégie de résilience.

2030, C’EST MAINTENANT ! Avec une force de frappe de 150M€ d’aides pour 600M€ d’investissement en 2022, la Région aussi accélère. Après les 200 plus gros industriels (-3% de GES en 10 ans), son cœur de cible se resserre aux entreprises les plus fragiles, dépendantes ou isolées. Cap vers la sensibilisation à l’investissement et l’accompagnement à l’optimisation des process. REGAZ S’ENGAGE A 360°. « On est très conscient que le monde ne peut plus fonctionner comme avant ». Au programme de sa feuille de route, calée sur Néo Terra : injection de 30% de gaz vert produit en local d’ici 2030 ; conseil et solutionnement technique sur mesure des ETI/PME ; appels à projets et innovations biogaz ; déploiement du réseau d’acheminement ; déclinaison d’outils prédictifs smart grid grand public. 1RE EN NOUVELLE-AQUITAINE. Le contrat de performance bas carbone liant le Crédit Agricole Aquitaine et Vinci Facilities, récompensé par un Cristal des Achats : 180t de CO2 éliminées en 1 an sur un bâtiment de 10 000m2 grâce à la coopération.

« Il y a aujourd’hui fusion, une sorte d’alliance des récits, des visions, des stratégies mises au point par les territoires et les entreprises. Et c’est ça, qui nous fait accélérer. 140t à éliminer d’ici 2023, c’est à la fois énorme et bien peu au regard des actions structurantes déjà menées. » Mathieu Anglade, Directeur régional ADEME NOUVELLE-AQUITAINE   

ECONOMIE CIRCULAIRE

Avec Emmanuelle Ledoux (Institut national de l’industrie circulaire), Marc Pena (groupe Pena), Jean-Charles Rinn (Adam), Yann Bouchery (Kedge). Partenariat : Soltena. 

5-10% : c’est l’impact environnemental, aujourd’hui peu significatif, du cœur d’usine. Il s’agit dorénavant de s’attaquer à son amont et à son aval.  

Tout est à refaire ! Face à l’inéluctable effondrement du modèle économique linéaire, et bien que sa part dans l’économie mondiale diminue (7.2% en 2023 contre 8% en 2022), la circularité territoriale décryptée en levier d’avenir. On navigue à vue et dans l’urgence mais les avancées n’en sont pas moins manifestes en Nouvelle-Aquitaine, caractérisée par un important tissu d’écoterritorialités.

CIRCULARITÉ (HEUREUSE). Alors que la notion de circularité, souvent réduite à la restriction, reste un sujet difficile à appréhender pour les entreprises, les initiatives s’organisent quant à ses deux piliers : gestion des ressources et des déchets. Spécialement en ESS, bien structurée et inépuisable bassin d’idées : gouvernance, mix stratégique, management et plus encore. SUPPLY CHAIN DURABLE. Entre relocalisation de la production, remise en proximité des matières premières et circuit court via d’innombrables modalités, un moyen de sécurisation des achats. A condition de se former : le potentiel est majeur mais la gestion des flux et la création de solutions sur mesure sont plus complexes en circularité. IMPLICATION DU CONSOMMATEUR. De l’action face aux difficultés d’approvisionnements et à la réglementation mais pas que ! On oublie les incitations positives : par exemple la traçabilité et la communication au sens large, capables, via l’opinion publique, d’influer sur la relocalisation de certaines opérations. TERRITORIALISATION RECIPROQUE. Territorialiser l’offre de matières 1res suppose de faire émerger une demande industrielle. 

«Investir la ressource, réglementer, équilibrer.  L’heure n’est plus aux mesures compensatoires mais à la construction de modèles économiques d’avenir et de filières locales. On a encore le temps d’intervenir sur plusieurs champs à la fois. Investir la territorialisation coûte beaucoup maintenant, si l’on s’en tient à une observation en facial. Or, la démarche mène à la captation de gisements et à l’évaluation des capacités d’installation. C’est là qu’intervient l’outil législatif, entre consolidation de la loi Agec, paiement des taxes, réallocation du foncier, régulation du marché. Sans appui, aucune chance de se structurer, de redistribuer les cartes de l’économie et de générer un équilibre entre géants de l’industrie et innovations localisées. » Emmanuelle Ledoux, INEC

ACHATS RESPONSABLES

Avec Loïc Henaff (groupe Henaff, région Bretagne), Nicolas Muller (Domofrance), Christophe Robin (CCI Landes, Frenchtech Bordeaux), Sabine Jean-Dubourg (CNA N-A). Partenaires : 3AR et CNA. 

10% du PIB : c’est la part de la commande publique en France, soit 17Mds€ en Nouvelle-Aquitaine.  

« En 2022, le sujet des achats responsables émergeait, cette année, il est sur le devant de la scène » s’est félicité le réseau 3AR. Des marchés intégrant 100% de considérations environnementales (loi climat et résilience), SPASER pour les plus gros acheteurs : la commande publique, via la réglementation, réinvente son rôle d’acheteur et instaure de nouveaux modèles d’affaires.

LA BRETAGNE PIONNIÈRE ? Une étude de faisabilité, des entreprises parties-prenantes et le rapatriement des achats sur le territoire ; un SPASER intégrant 75% d’achats locaux d’ici 2025 ; une certification RSE territoriale (label Bretagne 26000) ; la mise en synergie des acteurs publics et privés locaux. BTP EXPERIMENTAL EN ACHAT LOCAL. L’entreprise social pour l’habitat Domofrance, 1700 logements neufs/an, labelisée B-Corp, a signé une convention partenariale avec Materrup (40), unique concepteur-fabricant mondial de béton vertueux : « on se lance sur des produits simples non-réglementés puis on décline sur des produits complexes. L’obtention d’écocertifications va nous permettre de massifier la production et de répondre en volume. » LE POUVOIR DE L’ECOCONCEPTION. Challenger de front donneurs d’ordres et fournisseurs de solutions. « Une vue holistique nous éviterait les fausses bonnes idées, de préserver une ressource plutôt qu’une autre », soit un outil intégrant les 19 critères de mesure d’impact européens. ET L’EAU ALORS ? « On achète selon ses convictions. Acheter responsable, c’est préserver la ressource » : parce que l’eau demeure accessible à bas prix et que ses usages industriels ne sont pas réglementés, sa gestion, contrairement à celle de l’énergie, n’est pas une priorité pour les entreprises. 

« 900 000€ de valeur ajoutée rapatriés en France, 800k€ de valeur environnementale non-détruite, 14 emplois maintenus, 1600t de GES non-émises. 3% d’achats responsables et relocalisés par une entreprise, ça fait tout ça. » Loïc Hennaff 



Plateau spécial | Le pitch de la Water Family

L’éducation à la consommation responsable de l’eau et à une écologie pragmatique comme levier de transition pérenne : l’association d’intérêt national Water Familly rencontre chaque année 40 000 jeunes et accompagne près de 4000 professionnels en entreprises, dont le groupe textile Petit Bateau.

Les recettes de la billetterie de NéoBusiness 2023 lui ont été reversées.

REPORTING ÉCOLOGIQUE

Avec Emmanuelle Bonal (INBONIS), Nicolas Lapeyre (GENEO capital entrepreneur), Anaïs Gros (Bpifrance), Louis Dupuy (APESA).

La transformation ESG, il faut s’y mettre ! Sur le papier, la très complexe norme européenne CSRD ne concerne que les ETI de +40M€ CA et les PME cotées. Or, sa mise en œuvre en 2025 impactera l’ensemble des entreprises qui leurs sont parties-prenantes. Elle exige en effet le reporting de la performance extra financière de l’ensemble de la chaîne de valeur, obligeant de facto les petites entreprises à faire de même auprès de leurs grands comptes. 

67% des chefs d’entreprises affirment tenir compte des sujets environnementaux dans leur stratégie (contre 30% en 2020).  25% d’entre eux sont passés à l'action (études Bpifrance Lab).

RISQUE FINANCIER. Les entreprises n’ayant pas de trajectoire ESG établie ou en construction s’exposent : refus d’investissements ou d’assurance, prêts bancaires plus chers, exclusion des marchés publics. RISQUE JURIDIQUE. Ne pas gérer ses impacts climatiques, c’est accepter d’assumer les risques seuls : « aujourd’hui, la sanction des entreprises ayant utilisé des actifs non-compatibles avec les accords de Paris est très sérieusement envisagée. » INCITATION A LA TRANSITION. L’autre objectif de Bpifrance avec la cartographie maturité climat de chaque financement effectué. Depuis 2023, tout accompagnement Bpi fait l’objet d’un entretien approfondi d’1h avec le chef d’entreprise.

« Nos clients, on leur donne des idées, des envies, des outils. Bpifrance a démarré en 2023 une campagne massive d’incitation à la transition. Sur le terrain, c’est une véritable opération collective que l’on déploie, travaillée étroitement avec nos partenaires, ADEME ou Région. Depuis quelques semaines, nos relais appellent 26 000 entreprises pour leur proposer un parcours. On embarque toutes celles qui souhaitent se mettre en mouvement, même de zéro. On est dans l’incitation financière, pas dans le jugement : il y a énormément de dispositifs, c’est le moment d’y aller avant d’être au pied du mur. » Anaïs Gros, Bpifrance

DURABILITE & RENTABILITE

Avec Laurence Jacquot (Lectra, vice-présidente du club des ETI), Nathalie Meurer (Moët-Hennessy), Noémie Chocat (Saint-Gobain), Navi Radjou (consultant et essayiste, spécialiste de l’innovation JUGAAD). Animateur : Jean-Dominique Siegel (co-fondateur du magazine WeDemain)
 
Business et RSE sont-ils si incompatibles ? Le témoignage de trois groupes français internationaux, leaders dans leur filière, qui ont choisi d’axer leur stratégie sur la durabilité. Une prise de risque liée au changement, démarche certes longue, entre 3 et 4 ans en moyenne, mais ayant ouvert de puissantes perspectives de développement.  

50% de la génération Z considèrent que les entreprises d’aujourd’hui ont une espérance de vie ne dépassant pas 10 ans (PwC). 

MODÈLES BUSINESS RSE. Un concepteur de solutions de modélisation qui optimise les process métiers traditionnels des industries fashion et automobile, notamment face aux pertes. Un leader du BTP devenu celui de la construction durable. Un distributeur de Cognac qui réduit sa consommation de ressources et repense sa chaîne de valeur en intégrant les limites planétaires. (RE)TERRITORIALISATION. Entre la Norvège et l’Inde, les 1res usines au monde de production de plaques de plâtre zéro carbone conçues en solutionnement énergétique local : 1 démarche similaire, deux réponses. Une cohésion de Groupe historique, cimentée par un programme dédié aux sols vivants, à leur reconstitution et à leur audit santé anticipant la réglementation. Du côté de Lectra, une démarche de relocalisation d’usines au plus près des marchés étrangers, sur deux continents. MARQUE EMPLOYEUR FORTE. « Malgré la tendance au green shaving, les entreprises françaises doivent gagner en audace » : proscrire le green hushing, et communiquer, c’est attirer de nouveaux talents, redonner du sens au travail, resserrer les liens et la cohésion sociale au sein de l’entreprise. 

« Créer des modèles frugaux de rupture. 68% des produits de consommation échouent car ils ne répondent pas qualitativement aux vrais besoins. La frugalité, c’est aussi produire en petits volumes, au plus près de chaque marché, en fonction des ressources et de la demande locales. Des entreprises de la région comme Materrup et Gazelle Tech représentent cette dynamique. Gardons à toujours à l’esprit que le dernier kilomètre peut devenir le 1er kilomètre d’opportunité et d’innovation. »  Navi Radjou, consultant et essayiste spécialiste de l’innovation JUGAAD



Plateau spécial | Le laser frugal d’Ilasis (33)

Débarrasser un appareil médical haute performance de ses contraintes pour ne lui laisser que son cœur technologique et le rendre (enfin) utilisable par une majorité de chirurgiens. Autrement dit, l’innovation frugale appliquée à la médecine : combiner low et hight tech pour traiter la cataracte, première cause de cécité oculaire mondiale consécutive d’une carence en praticiens habilités.

+1000 RENDEZ-VOUS D’AFFAIRE

AU SALON INVERSÉ DES ACHATS DURABLES

Noyau de NéoBusiness en Nouvelle-Aquitaine, le salon inversé des achats durables a réuni en 2023 +35 acheteurs/exposants publics et privés. Carrefour d’idées et de propositions entre l’offre et la demande locales, cette rencontre démontre l’extrême variété des savoir-faire et des leviers néo-aquitains. Achats, vente, notoriété, inspiration, veille des tendances et plus encore : surtout, elle permet d’interconnecter une importante palette de besoins et d’y répondre !

34 exposants, dont 
  •  Xx entreprises privées 
  •  Xx associations 
  •  Xx acheteurs publics 
  •  Xx opérateurs des transitions 
  •  Xx clusters… 

Gagner en notoriété locale en tant que fournisseur responsable 
Un seul espace où sont réunis les grands opérateurs des transitions en Nouvelle-Aquitaine, dont les dirigeants de groupes poids-lourds locaux. 
 ↘ Avancer sur les sujets RSE « En 2022, on a eu une quarantaine de rendez-vous, dont beaucoup improvisés, soldés par des idées et des lancements de projets. Néobusiness nous sert à sourcer non pas en production mais en stratégie RSE, frugalité et prestations de services responsables : rénovation de nos bâtiments tertiaires de plus de 40 ans ou encore décarbonation des systèmes de mobilité intersites. » ArianeGroup (33)

Sourcer un dispositif de soutien à l’innovation vertueuse
Et être orienté vers le bon interlocuteur ou le bon partenaire Néobusiness.
↘ Des projets extrêmement variés « On a reçu, évalué, réorienté une extraordinaire diversité de projets : design thinking avec un conseil de rapprochement à l’écoconception ; médaille d’or du concours Lépine 2023 sur une réorientation en analyse cycle de vie du produit et robustesse ; association de traducteurs experts en accessibilité, etc. » Ademe Nouvelle-Aquitaine

Accrocher un grand compte
Inversement, interagir avec les petites entreprises qui n’osent pas répondre aux avis de mise en concurrence. Et aussi : démystifier les procédures, faire circuler les contacts dans l’entonnoir ad hoc.
↘ Qualifier vite et bien « Moyennant un micro investissement de 45€, j’ai accès à des décideurs achats qui m’attendent. Contre un temps difficilement qualifiable de prospection, entre recherche de contacts, coups de fil ou inmailing LinkedIn. Autant dire qu’on gagne tous en efficacité : le vendeur en matière de mise en relation et de débouché, l’acheteur qui enrichit son panel en une journée top chrono. » AlgoTech (64)

Intégrer le réseau de la commande publique
Si 80% des besoins sont toujours les mêmes, la mise en route des SPASER appellent à de nouvelles réponses dans les périmètres sociaux et environnementaux. 
↘ Alimenter son écosystème « Notre agenda était plein sur trois tables, avec des demandes très différentes : intérêt pour une adhésion, besoin d’une mise en relation avec notre catégorie d’acheteurs ou transaction b2b. Beaucoup de prestataires ont un produit événementiel susceptible d’intéresser nos parties-prenantes, comme l’animation de webinaires autour de pratiques responsables ou de solutions innovantes. » CNA Nouvelle-Aquitaine

Générer des besoins réels
Un premier contact pour exploiter le filon des besoins méconnus et prédéfinir, le temps d’une conversation, les modalités d’adaptation d’une solution clé en main. 
↘ De nouvelles visions « Notre service innovation existe depuis 2 ans. On cherche à identifier toute nouvelle technologie. Je viens de tomber sur une pépite : comme nous sommes confrontés à une contrainte d’espace, la solution de modélisation 3D et de constatation rapide présentée pourrait nous aider à arbitrer nos achats de gros équipements industriels. Par exemple un système de tri des bagages. » Aéroport de Bordeaux (33).

Consolider sa chaîne de valeur
Mettre le bon fournisseur en face des bons besoins. Aller encore plus loin en matière de RSE. Trouver des leviers d’amélioration. Capter des sujets stratégiques via l’expertise d’un interlocuteur. 
↘ Préparer ses investissements d’avenir « Depuis 2 ans, on a un programme d’investissements durables associé à notre stratégie de l’innovation et d’amélioration continue. On effectue notre transition sur certains produits et procédés de fabrication en recentrant nos achats en région, mais certains ne se modifient pas du jour au lendemain. » DAGAR Sud-Ouest (33). 

3 questions à

Benoît Taris, directeur de la commande publique et logistique de Niort agglo

Un bilan ? 

La formule infrarégionale rend Néobusiness encore plus efficace. J’ai rencontré des fournisseurs venus de territoires jusqu’où je n’ai jamais sourcé. Il y a la variété des sujets aussi, qui couvrent bien les compétences et les activités d’une ville ou d’une agglo.
Des leads ?

Oui et aussi de l’inspiration voire des convictions. Je repars avec des contacts et des idées plus ou moins en rupture capables d’aider au pilotage des politiques publiques, à la consolidation de notre image de collectivité engagée ou à l’affinement de nos besoins. Je vais d’ailleurs revoir la rédaction de certains cahiers des charges pour en ouvrir les perspectives.
Un exemple ?

Une solution de collecte de déchets a retenu mon attention. D’habitude on achète un camion-benne standard qui circule jusqu’à la déchetterie. Là on me propose un système avec un plus petit véhicule, des volumes moindres et des zones de stockage intermédiaires. Ça marcherait très bien en ruralité ou en hyper centre-ville. En tant qu’acheteur, je n’ai pas toujours l’occasion de sortir du bureau et c’est particulièrement rafraîchissant. Ça ouvre les chakras !

3 questions à

Véronique Talon, directrice Achats du groupe Valorem, membre du club des ETI 

Un bilan ?

On a participé l’année dernière en simples visiteurs avec des leads à la clé. D’où le stand Valorem en 2023. D’autant qu’on a une labellisation RFAR en cours. On a intégré une fonction achats responsables en 2021, normalisé nos mises en concurrence en conséquence. Néobusiness, écho de nos engagements, est aussi le meilleur moyen d’être à l’écoute de l’innovation, notre cœur de métier.  
Des leads ?

Oh oui, de fournisseurs sur nombre de domaines, matériel, béton durable, recyclage des déchets, etc. Et de bonnes surprises de la part d’innovateurs d’autres secteurs, l’aéronautique par exemple, prêts à adapter leur produit aux ENR. Faire matcher des boîtes qui normalement ne travaillent pas ensemble, des besoins et des développements techniques, ça fait avancer ! 
Un exemple ?

La petite entreprise engagée qui fait du bien et collaborerait parfaitement avec notre service environnement. On se demandait comment mieux impliquer collectivités et concitoyens dans nos projets, raconter notre ADN et nos actions de protection/valorisation des écosystèmes : on a trouvé grâce à ce spécialiste local d’interprétation-étude de la nature et des territoires.  

Cérémonie de remise du Cristal des Achats

Avec Mathieu Leroy et Boutinah belladge (co-présidents du CNA), Antoine Bonsch (ADEME N-A), Andréa Brouille, 1re vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine.  



Les Achats/acheteurs durables, l’un des vecteurs de la stratégie régionale. Incitateurs d’accélération et de créativité, les Cristal des achats distinguent les initiatives les plus impactantes menées en Nouvelle-Aquitaine en la matière ; cette année dans trois nouvelles catégories : RSE, Neutralité collective et Achats locaux. Au jury de sélectionner six projets parmi les dossiers accompagnés durant l’année, significatifs par leur contribution au bien commun et leur diversité.

Un trophée innovant made in N-A. Le Cristal des achats, composé de matières naturelles et biodégradables à 98%, est conçu par TriDifoodies, spécialiste mondial de la bio impression 3D. Parce que le procédé n’a pas d’impact sur les propriétés des matériaux utilisés, la PME a déployé ses activités en 2020 à la santé et à la cosmétique. Une expérimentation de boisson isotonique en stick solide dissolvant est d’ailleurs en cours avec l’Armée française.

CATEGORIE RSE

Vincent Martinez – GCS Achats 
GCS Achats est la centrale d’achats des acteurs de la santé et du médico-social en Nouvelle-Aquitaine. Fondé en 2020, ce groupement de coopération sanitaire fédère plus de 150 adhérents, établissements de santé et territoires. ↘ GENÈSE. La publication du rapport de The Shift Project sur les segments d’achats les plus impactant en santé (8% des émissions GES nationales) : médicaments, dispositifs médicaux, achats alimentaires. ACTION. Rédaction d’une charte des achats durables engageant ses signataires à travailler les segments d’achats prioritaires. ENJEU. Loi industrie verte et close environnementale dans les marchés publics à compter de juillet 2024 au lieu de 2026. RESULTATS. Publication de marchés publics infrarégionaux. 2500 références, dont dispositifs médicaux durables expérimentaux (cathéters, lames de laryngoscopes, etc.), détergents naturels, textiles compostables. Création d’une filière d’approvisionnement lait en circuit court à venir. 

Pierre Ramon – UPSA – Packaging primaire durable
UPSA souhaitait inscrire sa responsabilité d’acheteur dans sa stratégie RSE. Levier d’innovation détecté : la réduction du poids des emballages polypropylène de ses effervescents à raison de 3-500 tonnes par an. ↘ GENÈSE. Accompagnement en écoconception et achats durables via le dispositif ARES. ENJEUX. Remise en cause de 40 ans d’habitudes d’achats relatives au packaging via les mêmes fournisseurs. RESULTAT. 2.5M€ d’économies, mise sur le marché en septembre 2024.

CATEGORIE NEUTRALITE COLLECTIVE 

Binôme Crédit Agricole Aquitaine et Vinci Facilities – Contrat de performance bas carbone
Le Contrat de performance bas carbone expérimental liant le Crédit Agricole Aquitaine et Vinci Facilities est le 1er du genre en Nouvelle-Aquitaine. D’abord expérimental, il sert depuis de démonstrateur. GENÈSE. Un bâtiment de 10 000m2 livré en 1981 et un contrat de maintenance upgradé avec des objectifs. ENJEU. Décarboner vite et fort. ACTION. Audit des gisements et cotation aux valeurs ADEME ; planification à 3 ans et engagement contractuel sur 35% des émissions évaluées (170t). RESULTAT. « Si on le lance avec conviction, un projet de transition vertueuse n’est pas si difficile à mener. C’est une réussite collective » : 180t effacées en année-1, maintien à 9-11% en 2023, généralisation du contrat à tous les marchés Crédit Agricole Aquitaine.  

Aurélien Ciaravino – SLTE – Plateforme interne achats responsables
SLTE est une PME landaise au rayonnement national/international (9 agences en France). Ses cœurs de métiers : électrification et automatisation des complexes industriels. Son postulat depuis 5 ans : concrétiser en interne sa stratégie RSE forte. GENESE. Un rapprochement avec la CCI des Landes puis une orientation vers l’ADEME et le dispositif ARES. ACTION. Mise en circulation interne des matériels neufs non utilisés sur chantier, non repris par le fournisseur et soumis à une garantie de pose. RESULTAT. Création d’une extension de l’extranet existant par un prestataire local (400€ HT), zéro ETP supplémentaire, lancement en septembre 2023, 50 références disponibles. 

CATEGORIE ACHATS LOCAUX

Binôme Adam et Gaspin – Supply chain bois expérimentale
L’association de deux parties-prenantes de la filière bois, le packageur Adam (33) et la scierie de 2e transformation Gaspin (47), dans la structuration d’une boucle de valorisation de la matière première déclassée. ↘ GENESE. Un duo client-fournisseur ; la volonté commune de préserver la ressource naturelle locale (le pin maritime) ; la capabilité technique d’intégrer les défauts ; un pied historique dans l’ESS et l’innovation sociale. OBJECTIF. Sécurité des approvisionnements en local pour l’un ; assistance et pérennisation de la TPE familiale pour l’autre. RESULTAT. Optimisation de la chaîne de valeur et organisation de deux filières qualifiantes : recyclage des écomatériaux issus de l’industrie et du BTP dans l’ESS ; procédé technique d’optimisation de la ressource accessible calibré marché du luxe. 

Thierry Laurent – SFEL – Luminaire écoresponsable
SFEL, 38 salariés (86), conçoit, fabrique et expédie des luminaires industriels, tertiaires et architecturaux durables. La PME se distingue par son ADN RSE et ses solutions écoconçues. ↘ GENÈSE. Changement des luminaires du lycée pilote innovant international du Futuroscope, livré en 1987 et sous compétence régionale. ACTION. Audit des besoins réels : optimisation de l’éclairage et de l’efficacité énergétique. RESULTAT. Maintien de l’équipement, switch fluorescence-platine LED, composants en cradle-to-cradle, montage par les équipes techniques régionales : « le luminaire écoresponsable, c’est du bon sens. On privilégie l’existant plutôt que le recyclage. Et c’est reparti pour 30 ans. » 

Être en capacité de changer les contraintes produits. On a fait le choix de faire différemment. Cette démarche nous a prouvé que la RSE permet d’être à la fois durable et rentable. On s’est lancé en partenariat avec notre fournisseur plasturgiste. De l’idée au développement de l’innovation, ça nous a pris 6 mois, moyennant un process classique ingéré au business plan global et un petit investissement de 40 000€ pour la conception d’un nouveau moule à tubes. Avec à la clé, la mise en routine de la solution sur d’autres produits. 
Pierre Ramon
Le meilleur achat durable, c’est celui qu’on ne fait pas. Je voulais agir, mais comment ? Le dispositif ARES m’a permis de me poser la vraie bonne question : qu’est-ce qu’un achat responsable ? Ont suivi une prise de recul et la définition de mes priorités, notamment marquer le coup avec un projet engageant toutes les équipes et servant cette communauté. Il a fallu ensuite déconstruire les préjugés et convaincre les chargés d’affaire que l’achat responsable participe de leurs objectifs de résultat. D’où leur adhésion : un achat non consommé sur chantier mis à disposition des autres collaborateurs disparaît de leur bilan de gestion. 
Aurélien Ciaravino, SLTE
Comment utiliser moins de ressources ? En créant une relation de confiance. Notre partenaire historique conçoit du panneau technique avec la capacité de valoriser du déclassé, par exemple en évitant les défauts ou en faisant de l’aboutage. Il nous a fait prendre conscience des enjeux qu’il y a dans le massif à utiliser de la surqualité. L’industrie du luxe a construit son modèle sur la perfection absolue or il va falloir revenir là-dessus. On mène une sorte d’intermédiation avec nos clients en valorisant le faire différemment et mieux, ce qui en plus se communique. Economiquement tout le monde y gagne, entre coûts/achats réduits et accessibilité de la ressource. 
Jean-Charles Rinn, Adam